LE CLUB 7 A 77

Mardi 3 juillet 2007

Quelle joie et quelle fierté pour la présidente de l'époque, Françoise et pour les bénévoles qui ont pu l'accompagner ce jour là !!!

Le CLUB avait été créé l'année précédente et déjà une trentaine d'enfants le fréquentaient.

Nous étions en 1998 et lors d'une réunion, nous nous étions demandés de quelle manière nous pouvions marquer l'an 2000. Sans trop débattre, une idée avait germé : celle de faire un CDROM qui raconterait l'histoire-au combien riche-de notre village : Chaumes en Brie.

Le CLUB a été ouvert pour aider les enfants aux devoirs, nous avions une bénévole qui venait le samedi matin donner des cours à 2 ou 3 personnes qui ne savaient pas écrire et peu lire, un atelier informatique permettait à des néophytes de se familiariser avec les nouvelles techniques.

Le parc informatique nous avait été fourni par une entreprise qui changeait son matériel... L'un d'entre nous s'y connaissait assez pour entretenir les ordinateurs.

Nous avions tout ce qu'il nous fallait. Une autorisation du maire nous permettait d'accéder aux archives municipales quand nous le voulions.

Nous voilà donc partis sur la route du projet. Ce que nous ne savions pas, c'est que Florence avait inscrit le CLUB à "un concours" organisé par la CAF et qui envisageait de récompenser les 3 meilleurs projets du département dans le domaine de l'enfance. Aussi quel ne fut pas notre étonnement d'apprendre que nous avions gagné le deuxième prix de ce concours et c'est à la clotûre de la remise du prix que cette photo a été prise. Il consistait en une somme d'argent qui nous a permis d'acheter un ordinateur et un logiciel capable de nous aider à créer notre CDROM.

Nous avons mis 3 ans en tout pour le sortir, recherches et montage compris. Nous y avons passé de nombreuses soirées et au fil du temps, nous nous sommes retrouvés à 5.

Notre équipe solide ne s'est pas arrêtée en si bon chemin, mais ce sera l'objet d'un autre article.

En partant de la droite : Florence, Odile, Françoise ; derrière Florence, Fabienne, à sa droite, Gilles et à la droite de Gilles, Marie-Pierre.

Par MANOU
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Vendredi 6 juillet 2007

                                                                      CHAUMES EN BRIE

 

Petite ville située au coeur de la Seine et Marne, elle compte aujourd'hui 2845 habitants.

Traversée par "la route royale n°36", elle était le passage obligé pour aller de Coulommiers à Melun. En effet, l'Yerres à cet endroit est guéable, ce qui est fort peu le cas sur son parcours, et encore l'été, car ses crues sont soudaines et réputées cruelles.

          CRUE DE 1910, à droite la rivière, à gauche, le champ de foire innondé.

 

 

 

 Chaumes faisait aussi partie de ces terres en mouvance entre les territoires du roi en Ile de France et ceux du Comte de Champagne.

Chaumes se trouvait aussi sur le trajet des rois de France qui se rendaient du château de Vivier à 5 km vers Melun où ils possédaient un château dans l'île, origine de la ville préfecture de notre département.

 

LES RUINES DU CHATEAU DU VIVIER

 

Dés le 14ème siècle, Chaumes s'est protégé par une ceinture de remparts de pierre, construite sur des murs antérieurs. La ville était en effet régulièrement traversée par des troupes et les habitants avaient obligations de recevoir les soldats et de les nourrir, ce qui ne se passait pas toujours trés bien.

Chaumes recevait malheureusement des visites trés désagréables et nous avons trouvé dans les archives municipales et départementales des témoignages d'habitants se plaignant des exactions commises.

 

               LA PORTE DU PONT

C'est la porte qui se situait en bas du village, aprés la traversée de la rivière sur un pont fortifié.

La ceinture verte que l'on voit sur la photo aérienne est une partie de ces remparts. Au 18ème siècle, en 1770 trés précisemment, les habitants en sont devenus propriétaires et ont commencé à les démolir, ne gardant que les murs pouvant leur être utiles. Il faut dire qu'avec l'évolution des armes de guerre, ils ne servaient plus à grand chose.

 

LA CEINTURE DES REMPARTS TELLE QU'ELLE A ETE DESSINEE PAR LE GEOMETRE EN 1770

 

Par MANOU
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Samedi 7 juillet 2007

LES REMPARTS AU 19ème SIECLE

 

Les remparts entourent encore la moitié de ce qui était le village de Chaumes et qui représente aujourd'hui un noyau. Des boulevards ont été aménagés à la place des fossés secs. En effet, les fossés n'ont jamais été remplis d'eau.

Cinq portes fermaient les murailles : la porte de Meaux au nord faisait le pendant de la porte du pont au sud, la porte de Paris à l'ouest, la porte des Barres à l'est, et une petite poterne au nord ouest qui permettait de rejoindre les "champs bons" ou Chambonnerie. L'architecture des portes de Meaux et de Paris était la même que celle de la porte du Pont dont j'ai mis le dessin dans l'article précédent. La porte des Barres présentait une architecture différente, imposante et massive.

          LA PORTE DES BARRES

Le long des remparts et prés de la poterne, se trouvait le terrain des arquebusiers.

A l'origine, les habitants d'un village devaient des jours et des tours de garde. Peu à peu, ils se sont constitués en une sorte de milice avec un code, des grades. De l'arbalète, ils sont passé à l'arquebuse. Devenant plus construit, le régiment des arquebusiers a eu un uniforme, un drapeau, un tambour.... En Seine et Marne, 47 corps d'arquebusiers avaient l'habitude de se retrouver en compétition. Celui qui gagnait toutes les épreuves était nommé "roi de l'arquebuse" pour 1 an. Il était exempté de logement des troupes et du paiement de la taille. S'il gagnait 2 années consécutives, il était nommé "empereur".

VOICI LE DRAPEAU DE LA COMPAGNIE DES ARQUEBUSIERS DE CHAUMES

La compagnie servait toujours à la Révolution où elle fut dissoute comme appartenant à l'ancien régime, mais aussitôt reconstituée comme garde nationale. Deux de ses officiers se rendirent auprés du général de La Fayette qui habitait à quelques kilomètres de Chaumes pour lui demander de venir passer la garde en revue et de donner son avis sur le dessin que devaient porter les boutons des uniformes des gardes.

Aprés l'Empire, la compagnie se débanda et le terrain où se trouvait le jeu d'entraînement et la bâtisse qui leur servait de lieu de réunion, furent loués à des particuliers. L'échevin de l'époque essaya de la relever, mais rien n'y fit.

Sur le drapeau, nous pouvons voir une gerbe de paille entourée de 2 arquebuses. Le dicton de la compagnie était "LA PAILLE" en référence au nom du village.

Les dictons étaient un mot, une phrase qui représentaient la ville, le village. Certains de ces dictons venaient d'un fait historique comme à Lagny où le dicton était : "combien vaut l'orge" suite à une vilaine histoire où le capitaine Delorge fit mettre le feu à la moitié de la ville.

A Meaux, c'étaient les "miauleux" car la ville assiégée avait résister en sacrifiant un chat. Je vous raconte. Donc nous sommes au Moyen-Age et Meaux est assiégée. Les réserves sont épuisées et les meldois voient le moment où ils vont devoir se rendre. Un des leur a alors l'idée de sacrifier son chat. Pour faire croire aux assiégeants qu'ils ont encore à manger, il jette par dessus les remparts la pauvre bête en criant qu'ils n'ont pas besoin d'en manger puisqu'ils ont encore de quoi se nourrir pour un bon moment.

A l'extérieur, c'est le doute soudain car eux n'ont plus grand chose à manger, la nourriture qu'ils attendait ayant été détournée. Du coup, le siège de Meaux est levé et le nom leur est resté.

Par MANOU
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Mercredi 11 juillet 2007

LE TERRIER DE CHAUMES EN BRIE

 

Qu'est ce qu'un terrier ? L'ancêtre du cadastre.

Celui sur lequel nous avons le plus travaillé date de 1778 et a été commandé par le seigneur de Chaumes, en l'occurence l'abbé Collet. Car Chaumes était propriété des moines depuis le 8ème siècle. Mais nous y reviendrons....

Ce document est en fait un livre imposant qui mesure à peu prés 60cm de haut sur 40 cm de large et 15 cm d'épaisseur.

Relié en cuir et inscrit en lettres d'or, il est composé de quelques 120 pages de papier épais sur lesquelles sont représentées les parcelles de Chaumes, mais aussi toutes les dépendances de l'abbaye, dans les villes et villages environnants.

La photo ci-dessus nous montre le noyau de Chaumes à l'intérieur de ses remparts. L'abbaye est en bas à gauche, au bord de la rivière. Le village se répartit de chaque coté de la route principale.

On distingue bien les différentes portes d'accés : en bas, la porte du Pont, en haut, la porte de Meaux, à gauche, la porte de Paris, à droite, la porte des Barres et légèrement décalée vers le NO, la Poterne.

A l'avant de la porte du Pont, on distingue le pont fortifié.

Par MANOU
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Lundi 16 juillet 2007

Dommage que l'on ne puisse pas agrandir cette photo, elle représente le domaine d'Arcy, hameau de Chaumes en Brie.

Arcy, çà a été longtemps 2 fiefs appartenant pour l'un au seigneur d'un village limitrophe, Bernay ; et pour l'autre au Chapître de Vincennes.

La Révolution passant par là, la partie liée aux religieux fut vendue comme bien national et rachetée par différents bourgeois voulant placer leur argent dans la terre.

En 1867, c'est M Louis Etienne Nicolas qui en devient acquéreur. Louant d'abord, achetant ensuite, il décide rapidement de transformer entièrement le lieu et de le mettre au top de la modernité.

Il commence par réunir les parcelles pour faire un tout de son domaine. Pour celà, il achète et échange pas moins de 120 morceaux de terre.

Il fait ensuite creuser ou recreuser les chemins d'accés aux parcelles, ce qui lui donne quelques 10 km d'itinéraires et quelques tonnes de pierres meulières avec lesquelles il va rebâtir la ferme.

Puis cette ferme va devenir un modèle pour tous les agriculteurs de la région. Les outils les plus récents sont mis en exploitation, la force vapeur est utilisée dés son apparition......

Visitons un peu : en entrant dans la cour, c'est d'abord la basse-cour entourée de son grillage avec son bâtiment . Derrière, le traditionnel tas de fumier commun à toutes les fermes. Mais celui-ci a la particularité d'être entouré de murets et d'arbustes.....

ENTREE DU HAMEAU D'ARCY

Autour de la cour se répartissent les différentes granges, écuries et étables. Car le plus intéressant dans cette ferme, c'est la laiterie.....

150 vaches cotentines donnent chaques jours leur lait délicieux que le propriétaire du lieu a décidé de vendre en bouteilles. C'est un précurseur en la matière..... Pour celà il met en place une "chaîne" de pasteurisation (trés récemment découverte par Pasteur) et emplit des bouteilles en cristal opaque qui sont acheminées vers Paris à l'aide de charettes tirées par des ânes. Pour les livraisons dans le secteur, des charettes à bras sont utilisées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BOITES EN CRISTAL

 

PANIERS DE TRANSPORT

 

 

VOITURE A BRAS

De nombreuses récompenses sont venues couronner ses efforts. Mais sa plus grande fierté était de faire découvrir les nouvelles technologies à ses voisins et amis. Tous les renseignements contenus dans cet articles proviennent d'un livret qu'il a fait éditer en 1899 pour l'exposition universelle.

Par MANOU
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